Sites Web par pays:

Les soins hospitaliers sous un angle plus personnel

Une journée dans la vie de Dr Rana Tan, médecin hospitalier

5h00: préparation à la maison

À 5 heures du matin, deux heures avant de commencer son service de douze heures au Harrison Medical Center, le médecin est déjà devant son ordinateur et se repasse en mémoire qui devra aujourd’hui avoir une attention toute particulière.

Dr Tan travaille rapidement et de manière méthodique, elle surligne les cas les plus critiques pour pouvoir les examiner de plus près un peu plus tard et prépare les dossiers d’autres patients pour qu’ils puissent quitter l’hôpital avant 10 heures.

Dr Tan avant de commencer son service
Dr. Rana Tan

7h00: prise de service

C’est le début du service pour Dr Tan et cinq autres médecins hospitaliers de Sound Physicians. Les médecins se retrouvent dans leur salle de réunion pour parler du déroulement de la journée.

En tant que médecin-chef, Dr Tan suit personnellement 15 patients, mais elle garde également un œil sur l’évolution de la maladie de patients qui sont pris en charge par d’autres médecins de son équipe.

L’«hospitalist» ou médecin hospitalier est un médecin spécialisé qui existe depuis le début des années 2000 aux États-Unis. Il s’occupe exclusivement de patients hospitalisés et n’a pas son propre cabinet. Sound Physicians fait partie des pionniers dans ce domaine. En 2014, Fresenius Medical Care a acquis une participation majoritaire dans Sound Physicians.

médecin-chef, Dr Tan suit personnellement 15 patients

9h30: les couleurs du jour

Dr Tan regarde sur son smartphone si elle a de nouveaux messages de l’unité de soins. Elle passe quelques coups de téléphone avant de poursuivre les visites des patients qui lui ont été attribués aujourd’hui.

Depuis qu’elle a pris cette fonction de médecin hospitalier en 2005, elle a perfectionné l’art de tirer le meilleur de son temps de travail. Dr Tan a introduit un système dans lequel chaque patient est affecté à une des six équipes du service, chaque équipe étant représentée par un médecin hospitalier en service. Les patients des différentes équipes sont, dans la mesure du possible, regroupés dans une même zone pour réduire les temps de déplacement des médecins. Les équipes sont différenciées par des couleurs. «Comme ça, on voit tout de suite qui prend en charge tel ou tel patient», explique Dr Tan. Le système fait ainsi en sorte que les médecins ne soient jamais trop loin de leurs patients.

Dr Tan regarde sur son smartphone si elle a de nouveaux messages de l’unité de soins. Elle passe quelques coups de téléphone avant de poursuivre les visites des patients qui lui ont été attribués aujourd’hui. Depuis qu’elle a pris cette fonction de médecin hospitalier en 2005, elle a perfectionné l’art de tirer le meilleur de son temps de travail. Dr Tan a introduit un système dans lequel chaque patient est affecté à une des six équipes du service, chaque équipe étant représentée par un médecin hospitalier en service. Les patients des différentes équipes sont, dans la mesure du possible, regroupés dans une même zone pour réduire les temps de déplacement des médecins. Les équipes sont différenciées par des couleurs. «Comme ça, on voit tout de suite qui prend en charge tel ou tel patient», explique Dr Tan. Le système fait ainsi en sorte que les médecins ne soient jamais trop loin de leurs patients

11h00: les sorties

À cette heure-ci, Dr Tan a déjà initié la sortie de sept patients: ils pourront quitter l’hôpital avant midi soit pour retourner chez eux, soit pour rejoindre un autre établissement de soins, un hospice par exemple.

«Quand on planifie la sortie d’un patient dès son admission, on peut prendre plus de personnes en charge et avec plus d’efficacité», explique Dr Tan lors d’un de ses rares moments de repos. L’amélioration des résultats thérapeutiques en soins aigus et de la réussite économique de l’hôpital fait également partie de ses compétences principales.

Dr Tan a déjà initié la sortie de sept patients

12h30: Interrogatoires au chevet des patients

Catherine Druce-Smith, qui travaille également pour Sound Physicians, est l’interface de communication centrale entre l’équipe de médecins, les patients et l’hôpital. Cette infirmière diplômée se concentre sur l’obtention d’améliorations pertinentes dans la prise en charge des patients et pour l’hôpital. Parmi ses tâches quotidiennes figurent les interrogatoires au chevet du patient lors desquels elle se renseigne sur le ressenti, les souhaits et les peurs des patients. Catherine Druce-Smith transmet ensuite les informations aux médecins hospitaliers. 

Le feedback est très important et nous aide à améliorer notre travail

 

Dr. Rana Tan

15h55: salle de réunion

Une autre nouveauté introduite par Dr Tan est la mise en place, spécialement pour les médecins hospitaliers, de plusieurs petits postes de travail situés non loin du guichet central du personnel soignant dans chaque secteur. Dr Tan s’arrête à l’un d’entre eux pour consulter le dossier, les clichés et les résultats de laboratoire d’un patient ayant subi un AVC avec de graves hémorragies; elle parle ensuite des alternatives thérapeutiques possibles avec le personnel de l’hôpital. Chaque médecin hospitalier travaille avec une équipe de médecins spécialisés et d’autres collaborateurs hospitaliers ainsi qu’avec un gestionnaire de cas et un assistant social qui s’occupe des problèmes des patients en dehors de l’hôpital.

Dr Tan s’arrête à l’un d’entre eux pour consulter le dossier

18h00: Admission d’urgenc

«L’heure de pointe» au service des urgences vient de se terminer. Dr Tan descend au rez-de-chaussée pour s’entretenir avec le médecin des urgences qui doit évaluer chaque nouvelle entrée.

C’est le soir à présent et Dr Tan s’arrête à nouveau brièvement à l’un des postes de travail pour actualiser ses enregistrements et les documents de facturation. Ne travaillant pas dans un seul service et une seule spécialité, elle garde ainsi une bonne vue d’ensemble de tous les processus de travail dans l’hôpital et peut engager si nécessaire des modifications en termes de qualité et de performance. En travaillant avec des enregistrements précis, l’hôpital peut atteindre de plus hauts revenus, car les hôpitaux sont rémunérés sur la base des diagnostics corrects et des indicateurs de performance, tels que le taux de réadmission.

«L’heure de pointe»

Contenu connexe